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 Au royaume de Sappho, le cliché est roi

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Calypso Poets
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MessageSujet: Au royaume de Sappho, le cliché est roi   Ven 18 Juin - 0:06



L'amour entre femmes, longtemps tabou, a donné naissance à de nombreux clichés, nés de l'imagination des hommes et des femmes, comme de leurs fantasmes. Des caresses du « bout des doigts » aux relations sexuelles les plus débridées, les amours saphiques ne sont acceptés par la société que tant qu'ils restent passagers, initiant la femme aux arcanes du plaisir, qu'ils répondent à quelque fantasme ou qu'ils soulignent l'insatisfaction des protagonistes, ne pouvant atteindre la légendaire perfection masculine.

Les Amies
Des amours de jeunesse aux ébats censurés, sans omettre les chastes caresses, on pourrait croire que les lesbiennes sont des êtres asexués, se nourrissant de moult baisers et autres cajoleries.

« Il faut que jeunesse se passe »
« Ça passera ». Combien de jeunes filles ont entendu cette phrase anodine, à propos de leurs idylles saphiques ? Les amours de jeunesse étant largement abordés au cinéma, mentionnons les fleurons du genre : Fucking ml, My summer of love, Les oranges ne sont pas les seuls fruits (adapté du roman de Jeanette Winterson), But I'm a cheerleader, Heavenly creatures, ou encore Sancharram, un amour secret. Pour les adeptes de la boîte à mouchoirs, ajoutons Les filles du botanistes, Le Cahier volé (adapté du roman de Régine Deforges), Lost and delirious et Love and suicide.
Si certains réalisateurs s'illustrent par un voyeurisme dérangeant, où les vestiaires des filles ont la cote, comme dans La naissance des pieuvres ou Clara cet été-là, qui demeurent malgré tout d'émouvants témoignages, d'autres choisissent de ne rien montrer du tout, ou presque, laissant la spectatrice sur sa faim, comme dans All over me, Les filles ne savent pas nager ou Sonja. Heureusement, il y a parfois une cerise sur le gâteau, que ce soit au cinéma, comme dans Two girls in Love, Loving Anabelle, Pusinky ou encore l'excellent Butterfly, ou en littérature, comme dans Les amies de Verlaine, Les chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, La religieuse de Diderot, L'Azalée rouge d'Anchee Min... Dans Cher premier amour de Zoé Valdès, Danaé, l'été de ses treize ans, découvre l'amour dans une coopérative agricole cubaine avec une jeune indienne, Terre : « Terre attira Danaé à elle, l'embrassa sur les yeux, sa bouche l'effleura des paupières aux joues, descendit jusqu'au cou, remonta aux lèvres par le menton. Elle introduisit sa langue. Danaé aussi livra la sienne. Elle dégrafa son corsage et ses seins remplirent les mains de Terre (...). Elle descendit jusqu'au nombril, où la flaque de gelée de goyave formait un minuscule miroir liquide. Elle lécha et savoura ce mercure sucré. Elle huma l'arôme de lauriers-roses et de glaïeuls. Elle suça la corolle, le mont de Vénus devint une tentation rouge et ouverte, riche de graines noires, distillant du jus de papaye fraîche. Elles passèrent ainsi des semaines à s'aimer ». Dans Jouir de Catherine Cusset, une adolescente passe une nuit avec son amie d'enfance Z : « Je n'arrive pas à m'endormir. Je finis par l'appeler. « Quoi ? « elle me demande d'une voix parfaitement éveillée. Je tends la main et effleure son bras. Je le caresse doucement. Elle m'attire sur son matelas. Je suis sous Z., dont les paumes rentrent sous ma chemise et remontent sur mes hanches et mes seins. Ses mains sont chaudes et terriblement douces, sûres de leurs caresses. Mon corps explose de plaisir. »
Pour clore la rubrique ados, citons l'inoubliable D.E.B.S., un film à savourer sans modération. Cocasse et sensuelle, cette parodie déjantée met en scène un bataillon de drôles de dames en herbe dont l'une d'elles, la gentille espionne blonde, tombe éperdument amoureuse de la méchante de service, une jolie brune.

L'art du non-dit
Et si les lesbiennes ne faisaient pas l'amour ? Reconnaissons à cette hypothèse farfelue l'indéniable mérite de rassurer la gente masculine et de ne pas aller à l'encontre des bonnes mœurs. L'amitié amoureuse relève de cette vision éthérée d'un amour lesbien platonique, dont le cinéma regorge (Beignets de tomates vertes, Thelma et Louise...). Une autre astuce tient le haut de l'affiche, l'ellipse. Combien de scénaristes, au moment clef que l'on attend toutes, opèrent un magistral saut dans le temps ? Pas longtemps, non. Juste suffisamment pour éviter le scandale et entretenir notre frustration. Quelques films candidats, parmi une multitude : Imagine Me & You, Nous étions libres ou Les Voleurs.

Les maîtresses de la caresse
Si les médias grand public n'évoquent guère les relations homosexuelles qu'au travers du prisme puritain de la censure, le cinéma érotique, quant à lui, associe goulûment saphisme et volupté. Cependant, il s'enferre dans un luxe de caresses et de baisers, qui n'ont rien de commun avec le délicieux french kiss. Citons pêle-mêle Vampiros Lesbos, à visionner le soir au coucher si vous souffrez d'insomnie, la trilogie des Emmanuelle, adaptée d'un roman publié en 1959, qu'écrivit une jeune fille de 19 ans, Emmanuelle Arsan (le premier tome de la saga foisonnant de détails sympathiques éclipsés au grand écran), et l'inoubliable Joy and Joan (également en librairie) pour les inconditionnelles de Brigitte Lahaie. Signalons par la même occasion les « détails qui tuent », majoritairement destinés à un public masculin, particulièrement sensible à ces raffinements : les talons aiguilles, que les disciples de Sappho ne quittent jamais, coûte que coûte, surtout au lit ; la dentelle en veux-tu en voilà ; le maquillage à gogo, qui ne coule jamais, même lors des baisers les plus fougueux ; les faux ongles crochus, éminemment pratiques en certaines circonstances ; et les brushings années 80, qui maintiennent le cheveux en place même dans les positions les plus invraisemblables. Car si les attouchements sont fort appréciés, c'est uniquement s'ils respectent certains critères esthétiques, aussi drastiques que discutables.

Fantasmes saphiques
Quelque nombreux soient-ils, ceux qui cultivent une image d'Épinal de l'amour lesbien, certains réfractaires n'hésitent pas à lever le voile sur l'amour charnel et passionnel, dont ils soulignent volontiers la vanité.

Des dérives du voyeurisme
Pourquoi le saphisme a-t-il toujours eu une place de choix comme objet de fantasme ? Si les hommes aiment autant regarder que participer, multipliant les ruses pour parvenir à leurs fins, comme l'échangisme, le plan à trois ou encore la partouse, les femmes, quant à elles, profitent de cette expérience pour répondre à leurs désirs homosexuels. Dans Henry et June d'Anaïs Nin (adapté au cinéma), Anaïs propose à son mari Hugo d'assister à une exhibition lesbienne dans une maison close : « Tout demeure irréel, jusqu'à ce que je demande des poses de lesbiennes. La plus petite aime ça, elle préfère cela à l'approche virile. La grosse me révèle un endroit secret dans le corps de la femme, une nouvelle source de plaisir, que j'avais parfois pressentie, mais jamais clairement identifiée - ce petit noyau à l'ouverture des lèvres, juste là où l'homme passe. A cet endroit, la grosse donne de petits coups de langue. La petite ferme les yeux, gémit et tremble de jouissance. (...) Hugo est très excité. Moi, je ne suis plus une femme ; je suis un homme. »
Dans Le Roman de Violette, le narrateur supplie sa jeune maîtresse de s'offrir à la comtesse Odette pendant qu'il les épie : « Je les vis passer nues toutes les deux. La comtesse portait Violette sur le lit, donc j'allais parfaitement les voir. La comtesse coucha Violette en travers sur les matelas, se mit à genoux sur la peau d'ours noir, lui écarta doucement les cuisses, regarda un instant cette charmante petite ogive de la nature qui donne si droit sur le cœur ; puis tout à coup, les narines dilatées, les lèvres retroussées, les dents frissonnantes comme une panthère qui se jette sur sa proie, elle y appliqua sa bouche ». Lorsque Violette embrassera à son tour la comtesse, le narrateur, n'y tenant plus, prendra part à leurs ébats, comme le jeune homme de Gamiani ou Deux nuits d'excès d'Alfred de Musset, qui suit les ébats d'une autre comtesse avec l'une de ses amies, avant de jaillir de sa cachette : « Les sens furent plus forts que la raison. La chair triompha superbe, frémissante. J'étais étourdi, comme fou. Je m'élançai sur la belle Fanny, nu, tout en feu, pourpré, terrible... »
Si Simone de Beauvoir écrit dans Le Deuxième Sexe : « La lesbienne (...) demeure évidemment privée d'organe viril: elle peut déflorer son amie avec la main ou utiliser un pénis artificiel pour mimer la possession : elle n'en est pas moins un castrat », c'est avant tout pour préserver sa carrière et sa réputation. Bisexuelle, elle partage ses conquêtes féminines, souvent ses étudiantes, avec Sartre, qui tantôt regarde, tantôt participe. Pendant la seconde guerre mondiale, une plainte ayant été déposée par une mère d'élève « pour excitation de mineure à la débauche », elle sera suspendue de l'Education nationale, puis réintégrée à la libération.

De la vanité de la luxure
Ceux qui montrent enfin ce que la société bien pensante ne veut pas voir, mêlent sans vergogne saphisme et nymphomanie, assimilant les lesbiennes à d'éternelles insatisfaites qui ne reculent devant rien pour assouvir leurs désirs. Alors que la première femme écrivain de clandestins érotiques, la marquise de Mannoury d'Ectot, écrit dans Le Roman de Violette : « Pourquoi serais-je jaloux d'une femme! Elle te laissera toujours sur tes désirs et je n'en serai que mieux reçu quand j'arriverai pour la compléter », le narrateur de Gamiani ou Deux nuits d'excès, lorsqu'il apprend que la comtesse est lesbienne, imagine immédiatement un luxe de débauche : « Une tribade! Oh! Ce mot retentit à l'oreille d'une manière étrange; puis, il élève en vous je ne sais quelles images confuses de voluptés inouïes, lascives à l'excès. C'est la rage luxurieuse, la lubricité forcenée, la jouissance horrible qui reste inachevée! » Puis il assiste aux ébats saphiques de la comtesse : « Ce fut alors un spectacle étrange. La comtesse, l'œil en feu, les cheveux épars, se ruait, se tordait sur sa victime, que les sens agitaient à son tour. Toutes deux se tenaient, s'étreignaient avec force. Toutes deux se renvoyaient leurs bonds, leurs élans, étouffaient leurs cris, leurs soupirs dans des baisers de feu. Le lit craquait aux secousses furieuses de la comtesse (...). La comtesse délirait. Le plaisir la tuait et ne l'achevait pas. Furieuse, bondissante, elle s'élança au milieu de la chambre, se roula sur le tapis, s'excitant par des poses lascives, bien follement lubriques, provoquant avec ses doigts tout l'excès des plaisirs !... » Plus tard, son amie Fanny s'écrira: « je veux mourir d'excès, je veux jouir, enfin !... jouir !... jouir !.... »

Des plaisirs de la prostitution
Des prostituées des maisons closes (Anaïs Nin, Henri et June) aux courtisanes japonaises (Intimate confessions of a chinese courtesan de Chu Yuan, ou son remake kitch, Lust for love of a chinese courtesan), en passant par les gitons au féminin, le saphisme, fantasme par excellence, occupe une place non négligeable dans le commerce du sexe.
Dans Caresser le velours de Sarah Water, adapté au cinéma par la BBC, Nancy, qui sombre dans la prostitution, devient le giton de Diana : « Gardant mes mains dans les siennes, elle me conduisit vers l'une des deux chaises et m'y fit asseoir, l'olisbos saillant pendant tout ce temps de mon bas-ventre (...). Je devinais ce qu'elle avait en tête. En effet, elle monta sur moi à califourchon, s'agrippa à mes épaules et s'empala tout doucement, imprimant à son corps un va-et-vient, de haut en bas, toujours plus rapide. »
Dans Gigola (Charpentier Laure), censuré à sa sortie en 1972, une jeune garçonne, qui vend ses services à une clientèle exclusivement féminine, dont fait partie la vieille et riche Odette, manie un pommeau de canne à tête de serpent : « Je n'avais rien sur moi, et son vagin distendu ressemblait à un antre maléfique. La main n'y aurait pas suffit. C'est alors que je repris ma canne. J'en humidifiai le pommeau, enduisant de salive le python désormais célèbre, et l'introduisis largement dans le sexe béant. Elle cria, voulut retirer l'objet, mais je lui embrassai les seins en les mordillant. Elle se relâcha, s'ouvrit plus largement, et accepta la possession. C'était exactement le gabarit qui lui convenait, et je lui caressai le clitoris tout en imprimant au godemiché improvisé un mouvement de vrille irrésistible. Le pommeau entier disparut, happé par ce bas-ventre d'une exigence inouïe. »

En chair et en olisbos
Qu'en est-il du célèbre poncif : « elles ne font rien, car il n'y a pas pénétration » ? Dans Le Roman de Violette, la tribade, généreusement pourvue en godemichés, est également experte en caresses, tant manuelles que buccales : « Mais, demanda naïvement Violette, que peuvent-elles faire, des femmes entre elles? - Elles peuvent se faire mutuellement ce que je t'ai fait hier avec le doigt et avant-hier avec la bouche; d'ailleurs, le nom même par lequel on les désigne indique l'action qu'elles accomplissent. On les appelle tribades, d'un verbe qui veut dire frotter. »

Un physique au service du plaisir
Selon les traités de médecine, la tribade, ou frictrice, conjuguerait clitoris hypertrophié et pilosité surdéveloppée. Dans Le Roman de Violette, le narrateur souligne que « presque toujours les femmes au clitoris prolongé éprouvent une vive attraction pour les femmes », avant de vérifier sa théorie en embrassant la comtesse, qui pense s'offrir à Violette : « J'avais appliqué ma bouche à l'endroit indiqué. Et je n'avais pas eu de peine à rencontrer l'objet que dans sa maladresse feinte Violette était accusée de ne pas trouver; la chose était d'autant plus facile qu'il était comme je l'avais prévu plus allongé chez la comtesse que chez les femmes ordinaires; on eût dit le bouton d'un sein vierge raidi par la succion; je commençai par le prendre et le rouler doucement entre mes lèvres ». La marquise de Mannoury d'Ectot, quant à elle, dote l'actrice Florence, lesbienne endurcie, d'un fascinant pelage au pouvoir hautement érotique : « (...) c'était de l'abondance de poil dont tout le devant du corps de Florence était recouvert. Cet ornement bizarre montait jusqu'à la gorge, où il se glissait comme un fer de lance entre les deux tétons. Puis, il descendait en s'amincissant pour rejoindre la masse qui couvrait tout le bas du ventre, s'enfonçait entre les cuisses et reparaissait un instant au bas du dos. »
Dans Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust évoque l'extrême sensibilité des mamelons des jeunes inverties : « (...) Andrée demanda à Albertine de valser avec elle. Heureux, dans ce petit Casino, de penser que j'allais rester avec ces jeunes filles, je fis remarquer à Cottard comme elles dansaient bien. Mais lui, du point de vue spécial du médecin, (...) me répondit: « Oui, mais les parents sont bien imprudents qui laissent leurs filles prendre de pareilles habitudes. Je ne permettrais certainement pas aux miennes de venir ici (...). Tenez, regardez, ajouta-t-il en me montrant Albertine et Andrée qui valsaient lentement, serrées l'une contre l'autre, j'ai oublié mon lorgnon et je ne vois pas bien, mais elles sont certainement au comble de la jouissance. On ne sait pas assez que c'est surtout par les seins que les femmes l'éprouvent. Et, voyez, les leurs se touchent complètement.» En effet, le contact n'avait pas cessé entre ceux d'Andrée et ceux d'Albertine. »

La valse des substituts phalliques
Dans Henry et June, Anaïs regrette amèrement de n'être pas un homme pour assouvir ses penchants homosexuels : « Ce qui me fait défaut, c'est d'être vraiment un homme. (...) J'ai envie de posséder June. Je m'identifie aux hommes qui, eux, peuvent la pénétrer. Mais je reste impuissante. Je ne puis lui donner que le plaisir de mon amour, mais non l'extase du coït. Quel tourment ! » Heureusement, la vie est bien faite, et la quincaillerie ne manque pas ! Godemichés, fruits, légumes, cannes, aspirateurs, armes à feu et substituts phalliques en tout genre sont très appréciés, tant au cinéma que dans les lettres. Dans Gamiani ou Deux nuits d'excès, la comtesse réclame à corps et à cri un godemiché : « Julie reparut armée d'un énorme godemiché rempli d'un lait chaud qu'un ressort faisait à volonté jaillir à dix pas. Au moyen de deux courroies, elle adapta à la place voulue l'ingénieux instrument. Le plus généreux étalon, dans toute sa puissance, ne se fût pas montré, en grosseur du moins, avec plus d'avantage. » Puis, elle raconte son enfance au couvent, parmi les nonnes : « Voici : après une grande orgie, nous eûmes l'idée de nous transformer en hommes, à l'aide d'un godemiché attaché, de nous embrocher de la sorte à la suite les unes des autres, puis de courir comme des folles. »
Dans Le Roman de Violette, avant que la comtesse n'exhibe sa collection d'étonnants godemichés, Florence improvise avec les moyens du bord : « Oh! La citadelle était toute ouverte, et ne demandait pas mieux que de recevoir l'ennemi, si ouverte que Florence sentit son impuissance, et jetant, sans quitter l'œuvre charmante qu'elle opérait, un nouveau regard sur la corbeille, elle allongea la main, y prit la plus belle des bananes, en enleva la peau, sans qu'Odette, qu'elle n'abandonnait pas une seconde, pût douter de ce qu'elle faisait, glissa la banane en dessous et prenant une de ses extrémités entre ses dents, poussa tout à coup l'autre jusqu'au fond du vagin et continua avec le fruit le mouvement de va-et-vient qu'eût fait un amant avec autre chose. »
Dans Le beau sexe de Muriel Amori, Mila joue avec un revolver : « Soudain son pouce à mon insu s'enfonce en moi (...). L'objet froid a remplacé le pouce (...). Ce que je vis me pétrifia. - Tu es folle, dis-je. Tu aurais pu me tuer. - N'aie pas peur, Domenica. Ce revolver est une sorte de jouet. Une arme défensive pour femme seule. Je ne m'en suis servie que pour faire l'amour. »
Pour plus d'exotisme, partons au Japon à la rencontre de Matsuura Rieko. Dans Natural Woman, c'est avec un embout d'aspirateur « en forme de pointe de sabre qu'on fixe à l'extrémité du tuyau pour aspirer la poussière » que Yukiko pénètre Yôko: « Elle soupira, puis toucha mon anus avec l'extrémité du suceur. Mon corps frémit. Soudain j'eus envie qu'il me pénètre. J'eus envie qu'il me perce profondément (...). La pointe vint se glisser doucement dans l'orifice. Mon cœur se serra de bonheur. Quand elle me força pour de bon, la sensation de jouissance immodérée que j'avais connue autrefois me revint plus éblouissante encore que dans mes souvenirs. » Dans Pénis d'orteil, Kazumi découvre l'amour avec une femme grâce à son gros orteil, qu'un matin, elle découvre transformé en pénis : « Eiko serra tendrement Pénis d'orteil dans sa main. Ce fut une érection instantanée et triomphale (...). Elle approcha Pénis d'orteil de l'entrée de son sexe et, tout en s'assurant qu'il était bien en place, descendit lentement sur lui.(...) Soudain la chose tendre qui enrobait Pénis d'orteil prit de la fermeté en même temps qu'elle faisait déferler une vague brûlante. Le vagin avait opéré un resserrement. Eiko avait commencé à faire monter et descendre ses reins. »

Pour conclure
Que penser de la fausse innocence de Katy Perry (I kissed a girl), qui chante qu'elle a embrassé une fille, qu'elle a aimé ça, et que c'était tellement dur de résister ? mais que c'était juste pour essayer et que ce n'était pas grand-chose ? A quand, mesdames messieurs les cinéastes, un film avec celle qui lui a inspiré ce titre, et qu'elle aimerait bien embrasser, voir plus si affinité, Scarlett Johansson ? Mais alors, demanderez-vous... qui fera l'homme et qui fera la femme ? Dans Le Roman de Violette, Florence répond à cette question, cliché s'il en est de l'amour lesbien : « Je n'admets les femmes que parce que je les domine, que parce que je suis l'homme, l'époux, le maître (...). »

Par Cécile Duclos
Photo Fotolia

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