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 La question des gais et des lesbiennes

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MessageSujet: La question des gais et des lesbiennes   Dim 21 Fév - 16:14

La question des gais et des lesbiennes
Professionnels : Documentation : Service de garde : La question des gais et des lesbiennes

Bayla Greenspoon



Dans les services de garde à l’enfance, comme partout ailleurs, la question de l’orientation sexuelle soulève des interrogations chez un grand nombre de personnes, tant sur la plan personnel que sur le plan professionnel. Toutefois, il existe maintenant des recherches (Casper et al., 1996; NAEYC, 1993) qui fournissent d’importants principes dont les intervenantes en services de garde à l’enfance peuvent s’inspirer pour élaborer des mécanismes et es moyens d’action utiles à leur profession. Un bon point de départ consiste à «placer la question des gais et des lesbiennes dans le contexte d’un éducation ouverte, définie en gros comme antidiscriminatoire». Bien que les gais et les lesbiennes, et leur famille, vivent des situations particulières, une grande partie des problèmes qu’ils et elles rencontrent peuvent être résolus dans le contexte d’une éducation antidiscriminatoire.

De qui parlons-nous?

La question de l’homosexualité concerne, directement ou indirectement, la plupart d’entre nous qui oeuvrons dans le domaine des services de garde à l’enfance. Voici une liste des personnes les plus touchées par la façon dont les éducatrices, c’est-à-dire nous-mêmes, traitons la question de l’orientation sexuelle:

les parents gais ou lesbiennes, en couple ou non, «déclarés» ou non. (On estime à environ six millions les enfants de gais et de lesbiennes aux États-Unis actuellement);
les membres du personnel dans la situation qui précède;
les enfants qui grandissent auprès d’adultes qui sont gais ou lesbiennes;
les enfants qui deviennent, en grandissant, gais ou lesbiennes – les estimations quant à leur nombre vont d’un modeste 1% pour certains jusqu’à un bon 14% pour d’autres. Quoiqu’il en soit, il s’agit d’une proportion non négligeable;
les enfants dont on se moque ou à qui on fait honte parce que leurs amis intimes sont du même sexe qu’eux ou elles;
les enfants qui seront, au cours de leur vie, en contact avec des gais et des lesbiennes.
Pourquoi se pencher sur la question des gais et des lesbiennes?

Il est souhaitable – à court et à long terme, tant sur le plan personnel que social – d’ouvrir la voie à la non-discrimination dans le contexte des services de garde à l’enfance. Dans l’immédiat, on offre ainsi aux enfants un milieu qui reflète et appuie la situation de tous les enfants et leur famille. La recherche actuelle dans ce domaine montre que les enseignantes ont un rôle important à jouer dans la « création d’une atmosphère donnant libre cours en classe à des conversation qui aident les enfants à mieux comprendre le sens des mots amour, mariage, divorce et relation». Le niveau d’aisance de l’intervenante par rapport aux divers types de famille et sa disposition à les inclure dans le programme d’enseignement déterminent pour une large part la facilité des enfants à intégrer dans leur processus d’apprentissage le champ complet des rapports familiaux.

En garderie, les intervenantes peuvent commencer à combattre certains des stéréotypes négatifs qui limitent les enfants dans l’exploration des attributs de leur sexe, des rôles sociaux qui y sont rattachés et de leur identité sexuelle. Les messages que transmet la société ont des ramifications profondes. Par exemple, lorsque j’ai chanté, dans une classe d’anglais de prématernelle, la chanson The Teddy Bear’s Picnic, un garçonnet de cinq ans m’a dit: «Tu as dit un gros mot». Quand je lui ai demandé ce que c’était, il m’a répondu «gai» («… see them gaily gad about…»). Dès l’âge de quatre ans, donc, les enfants savent déjà que la société juge répréhensible le fait d’être gai. Par conséquent, une éducation antidiscriminatoire s’impose si l’on veut préparer les enfants à vivre dans une société diversifiée et démocratique.

Il faudrait aussi dans un contexte social pluraliste, s’efforcer d’assurer la mise en vigueur de l’amendement de 1996 à la Loi canadienne sur les droits de la personne citant l’orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination illicites. Il est certain que l’éducation des enfants à la garderie et à l’école offre une voie d’accès fondamentale au changement social. Inclure la question de l’homosexualité dans le programme serait une façon d’aborder la question plus vaste de l’équité et de la justice pour l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes.

Qu’y a-t-il entre autres comme obstacles?

Il y a encore de nombreux obstacles qui nous empêchent d’aborder ouvertement la question du mode de vie des gais et des lesbiennes dans notre travail auprès des enfants.

Il y a l’idée que nous nous faisons de l’orientation sexuelle comme d’un choix moral, avec tout ce que cela comporte d’interdits sur le plan religieux, plutôt que de traiter la question sous l’angle de la diversité et de l’égalité des droits.
L’expression «orientation sexuelle» peut nous mettre sur une fausse piste puisqu’elle fait référence à l’aspect strictement sexuel plutôt qu’à celui, plus vaste et plus approprié sur le plan du développement, des relations qui se nouent au sein des familles gaies et lesbiennes.
Les enseignantes craignent les conflits et les répercussions négatives qui risquent de se produire si la question des parents gais et lesbiennes est abordée en classe.
Les enseignantes et les administratrices ne connaissent pas les ressources qui peuvent les aider à traiter de la problématique de l’homosexualité.
L’homophobie qui règne en maître dans la société fait craindre aux parents et aux enseignantes les comportements non stéréotypés dans le jeu des enfants. Les jeux qui risquent de faire apparaître des «comportements gais» n’ont pas leur place, et tout enfant qui affiche un tel comportement s’expose à la honte et à la marginalisation. Dans les limites étroites de ce qui est jugé acceptable, tous les enfants souffrent. «… les stéréotypes sexuels et raciaux entravent la croissance des personnes en limitant leurs choix de vie possibles»
Il existe encore une pléthore de mythes, de stéréotypes et de craintes à propos des gais et des lesbiennes:
Les adolescents… ont tendance à prendre la mouche s’il est le moindrement question d’homosexualité autour d’eau. Leur homophobie ne relève pas simplement d’une «peur des homosexuels», mais d’une peur de leur propre penchant vers toute forme d’intimité avec des gens de leur sexe, que ce soit en pensée ou en acte, et d’une peur de l’opinion d’autrui concernant leur orientation sexuelle. L’homophonie devient ainsi l’un des contrôles les plus efficaces à s’exercer sur le comportement masculin et elle a de graves répercussions sur la santé et la sécurité des hommes.

Même si le défi est de taille, il n’est pas insurmontable.


Que faut-il prendre en considération?

Étant donné la prépodérance de la représentation négative des gais et des lesbiennes, il est crucial que les éducatrices se familiarisent avec les résultats de la recherche qui battent en brèche les stéréotypes contraignants et nuisibles. La recherche actuelle renferme des données qui ébranlent la croyance de longue date selon laquelle les gais et lesbiennes, et leurs enfants, vivent en état de manque:

Dans l’ensemble, il y a beaucoup plus de points communs que de différences entre les enfants de parents hétérosexuels et ceux de parents homosexuels: ils ont l’air également bien adaptés et heureux (Patterson, 1992).

La formation de l’identité sexuelle, l’adaptation au rôle social de son sexe et l’orientation sexuelle chez les fils et les filles de parents gais et lesbiennes se sont avérées normales dans chacune des études.

On peut extrapoler à partir de la recherche et conclure que les programmes pour enfants dans lesquels on adopte des attitudes et des pratiques respectueuses envers les homosexuels et les lesbiennes n’auront pas d’effet sur l’orientation sexuelle des jeunes mais engendreront, dans leurs rapports avec autrui, des attitudes et des comportements «inclusifs».

Comment pouvons-nous modifier nos habitudes et devenir plus ouvertes?

Le fait d’appliquer des principes reconnus en mati`re de non-discrimination aidera à clarifier les motifs, les buts et les stratégies qui sous-tendent l’adoption d’une perspective gaie et lesbienne. On doit examiner et modifier les programmes de formation des adultes en ÉPE, tout comme les programmes pour enfants, si l’on veut rendre des services plus englobant. En fait, de plus en plus d’instructrices traitant de la question gaie et lesbienne dans leurs cours. Les références ci-après fournissent des idées et des sources d’aide additionnelle, et la collaboration avec des gais et des lesbiennes pourra contribuer à perfectionner les stratégies en place et à en prévoir de nouvelles.

En ce qui a trait au contenu des cours offerts dans le cadre des programmes de formation en services de garde à l’enfance, il faut que la question de l’éducation non discriminatoire soit abordée, tout au long du programme, dans chaque cours. Voici quelques idées à ce sujet.

Les cours de base pourraient situer dans un contexte politique et historique la question de l’équité et des effets, sur les enfants, de la discrimination institutionnalisée fondée sur la classe, la race, le sexe, la capacité ou l’orientation sexuelle.
Les cours de croissance et de développement, en traitant de la formation de l’identité sexuelle et du développement de la sexualité chez les jeunes enfants, pourraient faire référence à des recherches qui incluent les enfants de gais et de lesbiennes. Il serait important d’accepter le fait qu’il est normal pour les jeunes enfants d’expérimenter, dans leurs eux, les divers rôles sociaux rattachés au sexe. Il serait bon de mener une recherche sur ce sujet, y compris une étude longitudinale, afin d’établir s’il existe un lien entre les comportements des jeunes enfants dans leurs jeux et leur orientation sexuelle par la suite.
Les cours portant sur le travail auprès des familles pourraient définir toutes les configurations familiales, donner lieu à des présentations de la part de personnes invitées et examiner les résultats de la recherche actuelle sur les facteurs à prendre en compte si l’on veut offrir aux enfants un milieu favorable dans lequel grandir.
Les cours sur la communication pourraient traiter des domaines de compétence et de sensibilisation nécessaires pour communiquer effectivement avec tous les parents. Des exercices de prise de conscience seraient requis pour aider les élèves à examiner leurs propres valeurs et préjugés.
Les cours sur la planification des programmes pourraient aider les élèves à trouver et à élaborer des ressources et du matériel pédagogique qui reflètent la situation de tous les gens et de toutes les familles dans notre société. À l’aide de la détermination des similarités et des différences, les élèves pourraient aussi s’exercer à présenter le concept aux enfants dans un langage adapté à leur niveau de développement.
Dans les cours sur l’administration, on pourrait regarder comment faire l’ébauche, pour les programmes de garde à l’enfance, de politiques et de procédures non discriminatoires tenant compte de la diversité. Les formulaires d’inscription et autres pourraient être également modifiés de façon à désigner les familles à l’aide de termes englobants (par exemple, parent/parent plutôt que mère/père).
Dans les programmes de garde à l’enfance, la question des gais et des lesbiennes peut être soulevée au niveau des politiques et des programmes tout comme au niveau des activités de sensibilisation des parents et du personnel.

Une politique sur la diversité clairement énoncée informe à l’avance les parents de la culture et des attentes du centre en matière d’impartialité. Elle sert aussi de point de référence en cas de controverse.
Dans les programmes pour enfants, on peut fournir des ressources reflétant la situation de tous les gens et de toutes les familles. L’ouverture d’esprit, l’intérêt et la collaboration des intervenantes sont essentiels à la réussite du projet d’inclusivité. Par exemple, si deux garçons déclarent qu’ils veulent se marier, et qu’un autre enfant leur dit que c’est impossible, l’enseignante peut répondre en disant: «ils sont en train de nous dire qu’ils s’aiment vraiment».
En ce qui a trait à la sensibilisation des parents et du personnel, on peut fournir des articles sur l’homosexualité, inviter des gens à venir raconter leur expérience personnelle, montrer des vidéos ou organiser des débats, des rencontres ou des conférences sur la question.
Quelle est l’incidence de l’inclusion?

En soulevant la question des gais et des lesbiennes, il est important de se rendre compte qu’on risque d’ébranler, sur la question des minorités sexuelles, des convictions profondément enracinées. Nos familles, nos collègues et nous-mêmes pouvons nourrir un sentiment favorable, négatif ou ambivalent quand à la mise en œuvre d’une philosophie plus englobante. En analysant nos choix, il est important de distinguer entre le respect et l’assentiment. On peut respecter une manière d’agir sans y souscrire. Donner l’exemple d’une attitude positive envers les lesbiennes et les gais est une marque de respect envers l’humanité tout entière. Comme pour tout ce qui est nouveau, plus on progresse dans la voie de l’empathie et de la compréhension, et plus on accroît, avec le temps, son niveau d’aisance et d’acceptation du phénomène.

Peu importe de quel côté de la balance elles penchent, les intervenantes ont la responsabilité d’offrir des programmes qui augmentent le sentiment d’appartenance de chaque enfant et l’incite à accepter les autres. Viser cette facette de l’inclusion, c’est se donner l’occasion d’abattre les préjugés et la discrimination dans son entourage immédiat. C’est aussi contribuer au changement social à long terme – un changement qui aura un effet bénéfique sur chacune et chacun d’entre nous à mesure que la société s’apprête à accueillir le potentiel humain sous toutes ses formes.

Bayla Greenspoon, M.Sc.Éd., est une enseignante à la maternelle, une consultante en services de garde à l’enfance et une éducatrice des adultes qui vit actuellement à Victoria en Colombie-Britannique. Au cours des six dernières années, elle a travaillé au Early Childhood Multicultural Services (ECMS) dans le domaine de la sensibilisation à la diversité. Un merci spécial à Ellen McCord, Ruth Fahlman et Jen Moses pour leur collaboration attentive à cet article.

Cet article a d’abord été publié dans Interaction, la publication de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance à l’été 1998.




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